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Ralf Benzmüller, PDG de G DATA, répond aux propos de Brian Dye

Ralf Benzmüller, PDG de G DATA, répond aux propos de Brian Dye « Seulement 45% des cyberattaques sont bloquées par un antivirus. L’antivirus est [donc] mort. » Ces propos portés par Brian Dye, vice-président de Symantec, sur le Wall Street Journal ont fait parler les gens. Certains ont démenti l’affaire en parlant d’une stratégie marketing cherchant à mettre en valeur Norton AntiVirus, leur produit phare ; d’autres se sont mis à paniquer en se demandant comment ils vont, dorénavant, protéger leurs données contre toutes attaques extérieures. S’agissant d’un sujet fréquemment abordé et souvent sans réponse, le directeur du G Data SecurityLabs, Ralf Benzmüller, explique sa vision des choses.

« Voilà près de 15 ans que l’idée selon laquelle l’antivirus serait mort refait périodiquement surface. Bien souvent, elle émane lors de chaque lancement d’une technologie ou d’un service, censé révolutionner la sécurité informatique… Mais 15 ans plus tard, l’antivirus est encore là et reste une brique indispensable de la protection.

La réactivité en question ?

L’antivirus basé sur des signatures ne serait pas assez réactif. C’est exact pour l’antivirus d’hier, et celui-ci n’a plus aucun avenir ! Mais aujourd’hui, un antivirus sérieux, tel que nous le concevons chez G DATA, s’appuie sur de nouvelles technologies (comportemental, cloud, etc…) qui lui permettent d’offrir une plus grande proactivité que la simple liste de signature.

Dans les entreprises l’antivirus serait inutile ?

Les attaques ciblées se multipliant, beaucoup de détracteurs de l’antivirus « classique » avancent l’incapacité de celui-ci à protéger le réseau de l’entreprise. C’est vrai, à lui seul l’antivirus ne peut pas toujours bloquer un code malveillant « à usage unique ». Malgré tout, l’antivirus reste une brique nécessaire dans l’arsenal de protection. Fort heureusement, 100% des attaques ne sont pas ciblées : des millions d’entreprises subissent des attaques globales contre lesquelles l’antivirus est tout à fait adapté. De plus, rappelons-le, l’antivirus est un élément de protection qui doit être combiné à d’autres. Il ne remplace pas un outil de cryptage de données, un pare-feu ou encore un module de gestion de droits. Autant d’éléments nécessaires à une bonne protection du réseau de l’entreprise.

Et pour le grand public ?

Il paraît clair que la prise de position de Brian Dye est avant tout destinée aux grandes entreprises. N’a-t-il pas fait sa déclaration dans The Wall Street Journal ? Laisser croire au grand public que l’antivirus serait inutile est une grave erreur. Comme chaque professionnel de la sécurité informatique le sait, sur Internet chaque système d’exploitation infecté est un danger pour lui-même, mais aussi pour les autres ! Pour éviter le chaos, l’antivirus au sens large, est la seule parade possible pour l’utilisateur particulier, et cela jusqu’à preuve du contraire. »

Protéger ses données est-il encore indispensable ? La question ne se pose même pas. Serez-vous prêt à laisser votre voiture ouverte avec les clés sur le contact ? Nous ne pensons pas. Par conséquent, continuez, quoiqu’il se dise, à protéger efficacement l’ensemble de vos données personnelles (et professionnelles), sur ordinateur ou sur mobile.

Source : www.gdata.fr

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